ILE-DE-FRANCE

La longue aventure de la bière sur les bords de Seine est une histoire aussi mouvementée que celle de Paris. Les brasseries résistent tant bien que mal aux crises économiques, aux bouleversements politiques et aux guerres. Le XIXsiècle apporte la science, les progrès techniques et un nouveau procédé de fermentation qui fait entrer la bière dans l’ère moderne. De grandes brasseries voient alors le jour dans la capitale : Demory, Gallia, Dumesnil, Karcher… D’autres, tout aussi fameuses, se développent à Versailles, Issy-les-Moulineaux, Puteaux, Arcueil, Sèvres ou encore à Melun. Sur les grands boulevards les bocks envahissent les tables des luxueux cafés à la mode. Cet âge d’or ne survivra pas aux deux guerres mondiales et aux concentrations industrielles : au début des années 1990 on ne brasse plus à Paris ni en Île-de-France ! La fin d’une tradition immémoriale ? L’issue était inéluctable si le phénomène des micro-brasseries n’avait pas surgi, apportant un prodigieux renouveau brassicole dans la capitale et sa région — comme dans le reste du pays.

Des tavernes aux modernes bars à bière, de la cervoise aux IPA, l’aventure de la bière à Paris est ici racontée en lien étroit avec l’histoire de la ville.

  • Brasserie Vallée de...

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    Après plusieurs années consacrées à l'élaboration du vin diverses régions de France et du monde, Emmanuel Rey s'est mis à brasser en amateur, puis s'est lancé dans l'aventure de la microbrasserie. Après un stage en brasserie auprès de Didier Dumas, de la Brasserie Sancerroise en 2007, il suit une formation brassage à l'IFBM de Nnacy. Il a installé sa brasserie artisanale dans le Parc National Régional de la Haute Vallée de  Chevreuse, et toutes ses bières sont labellisées bios.

  • Brasserie La Parisienne

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    Issu d’une famille de vignerons et lui-même propriétaire des champagnes Louis Barthélémy, Jean Barthélémy Chancel s’est pris de passion pour les bières artisanales lors de ses voyages en France et à l’étranger, notamment aux Etats Unis, en Belgique et en Angleterre.
    Déçu par une offre française standardisée et industrielle, il décide de créer sa première brasserie en 2011 : la Brasserie Artisanale du Luberon, spécialisée en bières biologiques non filtrés et non pasteurisées, avec re-fermentation en bouteille.
    Brasseur autodidacte passionné bénéficiant d’un solide savoir-faire viticole, cette première expérience lui permet d’acquérir l’expertise brassicole nécessaire. Il crée la brasserie artisanale La Parisienne à Paris, aux pieds de la Butte-aux-Cailles en 2014 pour partager cette passion de la bière artisanale et redonner à Paris sa bière. Née au cœur de Paris en 2014, la brasserie artisanale La Parisienne déménage en 2016 dans une ancienne usine de compresseurs à Pantin.

  • Brasserie de la Goutte...

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    Le 18ème arrondissement de Paris abrite une fabrique de bières artisanales ! Parfumées et épicées, les bières à emporter puisent leur signature aromatique dans le métissage du quartier. Ancien communicant, Thierry Roche a choisi de se reconvertir dans la fabrication de bières artisanales ! Et c’est au cœur de la Goutte d’Or, son quartier d’adoption, qu’il a implanté sa brasserie il y a à peine un an. Au croisement des goûts, des épices et des couleurs, cet endroit parisien très cosmopolite constituait un point d’ancrage idéal,confie-t-il. Et l’occasion de faire revivre un artisanat exilé puisque les brasseries ne courent pas les rues dans la capitale... Non filtrées, non pasteurisées, ses bières « vivantes » possèdent une palette aromatique inspirée des cultures africaines ou maghrébines du quartier. Des notes de dattes, de piment ou encore d’hibiscus rappellent l’identité d’un 18ème arrondissement vibrant auquel Thierry est attaché. Et loin des bières produites uniquement dans le but de « désaltérer », les bières de spécialité ouvrent de nouveaux horizons gustatifs ! La recherche du goût et du plaisir dictent les choix des amateurs et la loi des accords mets-bière.

  • Brasserie O'Clock Brewing

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    Ils se connaissent depuis le collège et ont la même passion pour le houblon. Quentin, Sébastien et Kevin, tous trois trentenaires, ont ouvert leur brasserie à Bois-d'Arcy depuis début 2016. Baptisée O'clock Brewing, "car il est toujours l'heure pour déguster une bière" . « On a commencé à brasser pour le fun dans le garage de nos parents, il y a plus de dix ans. Nos premières bières ont été faites dans des casseroles. Petit à petit, on s'est pris au jeu et nos amis nous ont poussés à franchir le pas de se lancer à plus grande échelle », poursuit Sébastien, passé un temps par la case journalisme. Kevin, qui a travaillé pour un brasseur, est celui qui imagine les breuvages. « On cherche à s'éloigner du modèle français et à trouver des styles différents », détaille Kevin.
    La brasserie compte aujourd’hui près d’une vingtaine de références. Sur un modèle plutôt anglo-saxon, c’est sur une gamme de bières houblonnées (APA, IPA IIPA) ou torréfiées (Stout) que les brasseurs souhaitent se développer. Outre sa gamme classique la brasserie O’clock Brewing propose une belle série de bières réalisées en collaborations avec des brasseries françaises et étrangères. 

  • Brasserie du Grand-Paris

    L'HISTOIRE D'UNE UNION FRANCO-AMÉRICAINE

    Entre 2011 et 2013, l’aventure des Brasseurs du Grand Paris s’est écrite au 5ème étage (sans ascenseur) d’un immeuble de Levallois de la rencontre de Fabrice (un breton devenu Levalloisien) et Anthony (un américain devenu parisien), tous deux passionnés de bières artisanales. Un ancien bureau reconverti en petite salle de brassage leur a permis de parfaire leur apprentissage, de développer leurs recettes et de commercialiser les premières bières de leur gamme (La Levalloise, l’IPA Citra Galactique, la Smoke In The Water, la Porter Gourmande...). La toute première récompense sortira du 5ème étage : un Fourquet d’Argent en 2013 pour La Levalloise au Concours de St Nicolas de Port (Musée de la Brasserie).
    Puis les équipes des brasseries Vallée de Chevreuse (78), Parisis (91) et Rabourdin (77) les accueillent pour étoffer leur gamme. Après ces années d’expérimentations en tant que brasseurs nomades, ils sont maintenant prêts et déterminés à bâtir leur propre brasserie. En septembre 2016, ils ont quitté leurs jobs respectifs et se sont installés à St Denis pour y débuter l’installation de leur brasserie. Une salle de brassage de 20 HL, 5 fermenteurs de 40 HL et une ligne de conditionnement isobar pour débuter leur aventure Dyonisienne. La première bière a été brassée à St Denis en février 2017.

  • Brasserie Deck and...

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    Deck & Donohue, c'est avant tout l'amitié franco-américaine de Thomas Deck et Mike Donohue. Fondée il y a quatre ans, la marque connait un franc succès. Amis depuis 10 ans, Thomas et Mike se sont rencontrés aux Etats-Unis à Georgetown dans la capitale américaine, Washington D.C. Cette rencontre sur les bancs de l’école a amené l’alsacien Thomas à s’intéresser à la bière grâce à l’américain Mike. 
    Mike Donohue et Thomas Deck sont passionnés de bières depuis plus de quinze ans. Ils ont visité de nombreuses brasseries, goûté des centaines de bières, brassé des dizaines de recettes. En 2013, les deux copains sautent le pas. Ils quittent leur emploi. Mike, qui ne parle pas français à cette époque, traverse tout de même l’Atlantique pour rejoindre Thomas en région parisienne. Ils trouvent un local à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Leur premier brassin en sortira début 2014. Rapidement, leur petite brasserie n’est plus assez grande pour satisfaire la demande. Fin 2016, ils ouvrent un deuxième site de production à Bonneuil-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. 

    Ils ont décidé de donner nos noms de famille à leur brasserie, parce qu'ils voulaient marquer leur engagement de brasser des bières dont ils sont fiers et aussi parce qu’aujourd’hui la bière n’est plus un produit de terroir, mais un produit de recette, et que le goût de la bière dépend plus de ceux qui la font que de l’endroit où elle est brassée. Ils brassent une large gamme de bières pour montrer la richesse et la diversité de cet univers, et mettre en avant la créativité des brasseurs et les possibilités infinies d’exploration et d’expérimentation.

  • Brasserie Gallia

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    C’est rue de Sarrette, dans l’actuel XIVe arrondissement de Paris qu’est née la brasserie dite de La Nouvelle Gallia. Plusieurs brasseries s’installèrent d’ailleurs dans ce quartier, bénéficiant des carrières en sous-sol pour en faire des caves de fermentation et autres caves de garde. C’est en 1890, J.J. Wohlhüter, alsacien d’origine, crée la brasserie et développe son activité au point d’en faire, en 1896, la plus grosse brasserie de Paris. C’est en 1900 que la Gallia connaît son heure de gloire, remportant la Médaille d’Or à l’Exposition Universelle. Trente ans plus tard, en 1932, la brasserie produit 150 000 hl par an.

    Pendant les années 1940 et 1950, malgré les difficultés liées à la Seconde Guerre mondiale, la production continue mais diminue. Au début des années 1960, menacée par la concurrence et par la concentration des brasseries, la production de la bière Gallia est progressivement abandonnée et la brasserie de la rue du père Corentin détruite en 1968.

    Rencontrés sur les bancs de l’école, c’est au cours de leurs études que Guillaume Roy et Jacques Ferté se passionnent pour la bière.
    L’idée d’un projet commun germe dès 2006 quand Jacques écrit son mémoire de fin d’étude sur la création d’une micro-brasserie en Picardie. Faute de moyens, le projet est alors abandonné. De son côté, en 2007, Guillaume monte un café en Normandie où il propose plusieurs bières de spécialités.

    L’idée de redonner une bière à Paris germe alors, à partir d’un constat simple : non seulement chaque région française propose sa bière, mais Paris est la seule capitale au monde à ne pas avoir sa propre bière !

    2009 : Premier achat d’un kit de brassage et premiers brassins en amateurs ; au cours de cette année, Guillaume et Jacques se forment au Lycée Agricole de Douai auprès d’une figure de la brasserie dans le nord, le maitre-brasseur Olivier Sénéchal.

    Jacques et Guillaume relancent Gallia fin 2009, en accord avec un des descendants de la marque. À 26 et 27 ans, ils décident donc de se lancer dans l’aventure : premiers cartons de bières, premières livraisons en Clio… premier frisson brassicole, le deuxième étant la rencontre de Simon Hicher, le premier brasseur de la renaissance Gallia. Ce dernier intègre la société pour ré-inventer le patrimoine brassicole parisien avec les 2 fondateurs.

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